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Résumé

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis

Contrairement au premier tome, qui se suffisait presque à lui-même, le deuxième se terminait en queue de poisson et ne laissait pas beaucoup d’espoir au lecteur d’échapper au troisième et dernier tome de cette trilogie.

Attention aux spoilers sur les deux premiers tomes dans ce qui va suivre !

On retrouver Katniss peu de temps après la destruction de l’arêne et sa fuite, organisée par les rebelles. Alors qu’elle récupère lentement de ses blessures, tant physiques que psychologiques, elle doit apprendre à vivre dans un nouvel environnement bien diffèrent de ce qu’elle a connu jusqu’alors : le District Treize, devenu le centre de rébellion. Pourtant le temps presse, car elle doit parvenir à incarner le geai moqueur, le symbole de la rébellion qui permettra de rallier les Districts à sa cause, et de renverser ainsi le Capitole et le Président Snow.

Tout n’est pas si simple, car Katniss n’est plus la jeune fille intrépide qui a pris la place de sa sœur aux Hunger Games. Blessée, manipulée par tous et placée malgré elle au cœur d’un conflit qui la dépasse, saura-t-elle démêler le vrai du faux et parvenir à ses fins ?

Ce tome est très diffèrent des deux premiers. La tension des Hunger Games laisse la place à une réflexion plus poussée sur la guerre que mènent les rebelles contre le Capitole. Katniss n’est plus livrée à elle-même, et ne décide donc plus de l’orientation des événements ; elle n’est plus dans l’arène mais elle reste plus que jamais un pion dans le jeu des rebelles, mais un pion conscient de sa situation et bien décidé à ne pas se laisser faire. Son affaiblissement physique est très marqué, et ses blessures à répétition ralentissent fortement le rythme de l’intrigue, donnant presque l’impression que l’auteur s’acharne sur son personnage.

Les personnages secondaires sont beaucoup plus présents, et on se plaît à découvrir le caractère de personnes qui n’étaient jusqu’ici que des figurants. Je n’ai finalement pas été convaincue par Peeta, mais je ne dirai rien de plus sur le sujet pour vous laisser le plaisir de découvrir…

Enfin, j’ai beaucoup aimé les scènes de guérillas urbaines. C’est la première fois, il me semble, que je lis ce genre de scène (étant plutôt habituée aux batailles épiques de fantasy, où les héros manient épées et boucliers), et j’ai trouvé que Suzanne Collins écrivait cela avec merveille. Un seul petit bémol : la fin arrive un peu trop brutalement, je veux dire par là qu’on ne comprend pas tout de suite que ça y est, tout est fini. La tension était forte dès le départ, si bien qu’il n’y a pas vraiment eu de montée en puissance.

C’est une trilogie qui m’aura en tout cas beaucoup marquée, et que je vais m’empresser de faire découvrir autour de moi. Je suis vraiment heureuse d’avoir fait cette lecture avant la sortie des films et de tout le tapage médiatique qui s’en suivra, car je serai irrémédiablement passée à côté de cette superbe œuvre. Enfin, cela m’a prouvé qu’un livre référencé « jeunesse » pouvait aussi être destiné à un public adulte, et j’ai donc découvert des trésors enfouis dans ses rayons que j’évitais jusqu’alors…a

Résumé

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatien de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss.

Mon avis

Après ma lecture enthousiaste du premier tome de cette trilogie, je n’ai pas attendu longtemps pour me précipiter en bibliothèque (grand format oblige…) sur le second !

J’avoue avoir eu un peu peur de la tournure que pourrait prendre les événements, et je n’ai pas été déçue. On retrouve ainsi Katniss et Peeta à peu près là où on les avait quitté. Ils ont repris leurs vies dans le District Douze, et leur statut de vainqueurs leur permet d’aider leurs proches à améliorer leurs conditions de vie. Pourtant, Katniss, Peeta et Haymitch n’oublie pas la position dangereuse dans laquelle ils se sont mis lorsque la jeune fille a défié le Capitole. Alors que la rébellion couve dans les Districts, ils tentent d’apaiser les esprits en jouant plus que jamais leurs rôles. C’est alors que les règles des Jeux de l’Expiation, les 75e Hunger Games, sont dévoilées…

On retrouve la violence du premier tome, avec un aspect psychologique plus travaillé, plus précis. Les personnages sont cette fois plus fouillés, et on comprend mieux leurs motivations et leurs réactions, même si des surprises peuvent vous attendre au détour d’une page… Les Hunger Games ont fait murir Katniss, et cela se voit dans ses réactions et dans sa manière d’appréhender les événements. J’attends encore beaucoup de Peeta, même si sa personnalité est un peu plus marquée dans ce tome.

Contrairement au premier tome, auquel on pouvait (presque) s’arrêter, la fin du deuxième nous laisse sur notre faim… Le troisième tome est déjà réservé, à voir très prochainement !

Résumé

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.

Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arêne : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Mon avis

Il faut bien avouer que sans les conseils avisés et répétés des livraddictiens, je n’aurais probablement jamais ouvert ce livre… et pour cela je les remercie grandement ! Comme le livre n’existe qu’en grand format, je me suis résolue à l’emprunter à la bibliothèque, et après deux semaines d’attente, j’ai enfin pu m’y attaquer.

Je pensais, à tort, que c’était un livre « jeunesse », et j’avais un peu peur de ne pas arriver à me plonger dans l’histoire. Pourtant, dès les premières pages, je me suis retrouvée happée dans le District Douze où vit Katniss. La mise en place de l’action est progressive mais relativement rapide, si bien qu’on comprend rapidement de quoi il retourne.

On ne peut être que touchée par cette jeune fille, qui a apprit à survivre par ses propres moyens dans un contexte particulièrement difficile. Le concept même des Hunger Games est absolument horrible, et le voyeurisme du Capitole, qui le considère réellement comme un jeu et s’en amuse, est terrifiant. Les participants sont résignés et soumis, acceptant l’autorité suprême des Juges, comme s’il était de leur droit de s’amuser avec eux, trouvant sans cesse de nouveaux pièges, de nouvelles mises en situation permettant d’amuser un peu plus encore le Capitole.

Katniss et Peeta font bien souffler un vent de révolte sur le Jeu, tentant de défier les règles, mais la peur reste dominante. On devine que leurs actions ne seront pas sans conséquences, et cela donne terriblement envie de décourvir le prochain tome (Hunger Games est une trilogie).

Enfin, j’ai trouvé le caractère de Katniss parfaitement dépeint : la vie l’a rendue débrouillarde, et elle analyse avec finesse chaque situation pour faire le meilleur choix possible. Malgré cela, elle ne sait pas toujours décrypter et gérer ses émotions, ce qui permet de ne pas oublier son jeune âge. Peeta est un peu plus « lisse » dans son rôle d’amoureux transi ; le récit étant à la première personne, j’espère que c’est parce que son point de vue n’a pas forcément été développé, et qu’il nous réserve des suprises dans la suite.

N’hésitez pas à aller voir les avis des autres membres de cette Lecture Commune : Malorie57, Aurélie., bublegirl67, Elise, Melisende, Rose, Belledenuit, Bykiss, Mystix, Livraddictgirl, Tousleslivres, Lael, Eden1487, Bykiss, NiThOuxx, samlor, Splash18

Fondation – Isaac Asimov

Publié: juillet 5, 2011 dans Science-Fiction

Ordre de lecture

Pour commencer, quelques petites précisions sur la chronologie et l’ordre de lecture des livres composant la saga Fondation, car j’ai moi-même eu du mal à m’y retrouver.

Le cœur du cycle est constitué par les trois tomes Fondation, Fondation et Empire et Seconde Fondation, qui ont été publiés ensemble dans les années 1950. La numérotation Folio SF les présente bien comme les tomes I, II et III.

Dans les années 1980, deux nouveaux livres paraissent, donnant une « suite » au cycle : Fondation foudroyée et Terre et Fondation (tome IV et V donc).

Enfin, deux préquelles ont été publiées : Prélude à Fondation et L’Aube à Fondation.

Résumé du premier tome 

En ce début de treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici trois siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

Mon avis général

Pour mon premier cycle de Science-Fiction, c’est un véritable coup de cœur. Très portée sur la Fantasy, j’avais toujours tenu ce genre à l’écart, sans véritable raison, sauf que je ne savais pas par où commencer. Mais maintenant que j’ai trouvé la ficelle, je vais tirer dessus avec joie 🙂 (d’ailleurs Dune est bizarrement apparu dans ma PAL ce week-end…)

Contrairement à ce que j’aurai pu penser, je n’ai pas trouvé de descriptions futuristes interminables, de voyages interplanétaires sans fin… Je me suis immergée avec plaisir dans ce nouvel univers, décrit avec précision et simplicité.

La psychohistoire, qui prétend calculer les possibilités qu’offrent l’avenir, en se basant sur la loi des grands nombres, est un concept particulièrement intéressant. Encore une fois, pas de détails superflus qui perdraient le lecteur dans des notions scientifiques inutiles. On sait uniquement que cette science prédit de manière certaine la chute de l’Empire et la nécessité de créer la Fondation, et cela est bien suffisant. Face aux réactions de la population de la Fondation, on se demande souvent si le seul fait d’avoir parlé de la psychohistoire n’a pas modifié l’histoire à venir ; on voit en effet souvent les personnages essayer de comprendre ce que Seldon avait imaginé pour eux, et modifier leur comportement en fonction de ces éléments. Plus les années passent, et plus Hari Seldon devient un mythe, presque une divinité leur ayant prédit un avenir brillant, sans que le moindre effort soit nécessaire.

Le seul élément perturbant est l’organisation du livre : entre chaque partie (il y en a 5 dans ce premier tome, et seulement 2 dans les tomes 2 et 3), on fait un saut dans le temps de plusieurs dizaines d’années, et on se trouve donc avec de nouveaux personnages et une situation totalement différente. Chacune de ces parties voit la Fondation faire face à une crise, et devoir y remédier avec les moyens à sa disposition. Pas de batailles épiques donc, mais un subtil mélange de politique, de manipulation et de ruse qui m’a particulièrement plu. 

 

Mon avis : Tome 1

Ce premier tome, composé de cinq parties, est le plus morcelé, mais aussi le plus facile à lire.

Il commence sur Trantor, centre de l’Empire, et permet de faire connaissance avec Hari Seldon, qui reste un personnage très mystérieux. On y apprend les conditions de la création de la Fondation, motivé par les prédictions de la psychohistoire.

Les quatre parties suivantes relatent les premières crises traversées par la Fondation. On y croise donc beaucoup de personnages, et il est parfois difficile de passer d’une partie à l’autre. Il est par contre extrêmement intéressant de voir la Fondation évoluer et se développer, et d’observer les rouages de la politique.

Les personnages ne sont pas particulièrement développés, faute de temps, mais on échappe aux stéréotypes, et il n’y a ni bons ni méchants, même si on a parfois envie de taper sur la tête de certains pour leur remettre les idées en place.

C’est le tome que j’ai préféré ; il est relativement simple et rapide à lire, on est emporté par les retournements de situation et on prend beaucoup de plaisir à voir la Fondation se développer.

 

Mon avis : Tome 2

Après la découverte d’éléments majeurs à la fin du premier tome, je me suis empressée de commencer le second. Il n’y a que deux parties dans ce livre, ce qui permet d’avoir une narration plus détaillée et des personnages plus construits, en particulier dans la deuxième partie. L’intrigue est par conséquente plus complexe, et souffre parfois de quelques longueurs.

On retrouve donc la Fondation et l’Empire, mais encore une fois à une époque différente. Cette fois, on a une vision directe de ce qui est arrivé à l’Empire depuis le début de la Fondation. De plus, cette dernière, crée il y déjà quelques centaines d’années, sortie victorieuse et sans cesse plus puissante des crises traversées, commence à stagner, reléguant au rang de légende la Plan de Seldon. Leurs dirigeants, pris dans une certaine inertie, restent sur leurs acquis et sont beaucoup moins réactifs aux événements extérieurs. Mais il ne faut pas oublier que l’Empire, bien qu’affaibli, garde l’héritage de sa puissance passée, et le rayonnement de la Fondation finit par attirer son attention.

La deuxième partie, beaucoup plus longue, met en scène un nouveau personnage, appelé le Mulet, qui menace directement la Fondation. J’ai vraiment beaucoup aimé cette deuxième partie, et les nombreuses questions qu’elle pose. On y voit la Fondation incapable d’entreprendre la moindre action, persuadée qu’un miracle la sauvera, puisque tel est le plan de Seldon. Ils en viennent finalement à considérer Seldon comme un demi-Dieu, et ne sont finalement pas si diffèrent des peuples aveuglés par la religion qu’ils ont crées. Le livre finit en apothéose, mais j’ai trouvé que le dénouement était un peu long à venir. Malgré cela, j’ai beaucoup apprécié ce deuxième tome, et je me suis rapidement rapidement tournée vers le suivant.

 

Mon avis : Tome 3

On en apprend enfin plus sur la Seconde Fondation, dont on avait brièvement entendu parler au tout début du Tome 1. Les informations sont bien entendues données au compte-goutte, sous forme d’intermèdes.

Bien que retardé par la mort d’Ebling Mis, le Mulet a décidé de trouver coûte que coûte la Seconde Fondation, afin d’anéantir le danger qu’elle représente. Han Pritcher, capitaine à la solde du Mulet, et Bail Channis, qui n’a pas été converti, partent donc à la rechercher de la Seconde Fondation. Cette dernière va devoir se dévoiler afin de protéger son secret… On en découvre enfin un petit peu plus sur les personnes de la Seconde Fondation et sur leurs formidables capacités. Mais leur rôle reste encore mystérieux…

Cette intervention a cependant révélé à la Galaxie l’existence de cette Seconde Fondation, jusqu’ici passée sous silence. Sur Terminus, un groupe de personnes étudiant les sciences de l’esprit prennent alors conscience que les membres de la Seconde Fondation sont capables de manipuler les émotions, tout comme le faisait le Mulet. Face au danger, ils reviennent donc sur les pas du Mulet afin de découvrir la planète abritant la Seconde Fondation, qui encore une fois devra intervenir de manière particulièrement habile pour protéger son secret tout en maintenant le Plan sur le droit chemin.

Ce tome est plus difficile à lire : construit à la manière d’un polar, il y a des moments de flottements, d’incertitudes, nécessaires pour l’intrigue. La description des sciences psychiques et des données utilisées pour le calcul du plan de Seldon sont amenées en douceur, mais parfois un peu difficile à appréhender. Les machinations, les retournements de situation sont cependant de mises, et on reste scotché au livre jusqu’à la dernière phrase.