Archives de la catégorie ‘Coups de coeur’

Robe de mariéRésumé

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

Mon avis

WAAAA. Je pourrais presque m’en tenir là, mais soyons sympa, je vais développer un peu 🙂

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis une petite éternité après avoir fait quelques emplettes sur un marché aux livres, j’en avais vaguement entendu parler, je me suis dit qu’il était toujours intéressant de l’avoir sous la main au cas où.

16h34, première page.

20h, après plusieurs tentatives ratées pour poser le livre et vaquer à mes occupations habituelles, j’ai finalement craqué et ai dévoré ce qu’il restait du pauvre objet entre mes mains.

Cela faisait une éternité que je n’avais pas été captivée par un livre de cette manière. Certes il n’est pas très long, plutôt facile à lire, mais il est surtout très prenant, et ce jusqu’aux toutes dernières pages.

L’intrigue est au début très confuse, à l’image de Sophie, cette jeune femme dont nous suivons l’histoire, baby-sitter dans une famille bourgeoise. Tout se met en place assez rapidement, mais de retournements de situation en découvertes, le lecteur ne sait finalement jamais très bien s’il est au bout de ses surprises ou non. Entre réalité et apparence, Pierre Lemaitre nous impose un rythme sans temps morts et s’amuse à bousculer les certitudes que le lecteur pensait avoir acquises.

Un dernier conseil, évitez de lire les résumés des différentes éditions, qui en dévoilent malheureusement trop et pourrait gâcher votre plaisir…

Résumé

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.

Mon avis

J’ai découvert ce livre lorsque j’avais 12 ans, et je me souviens encore de l’attraction incroyable qu’il avait eu sur moi. Effrayée de ne pas le trouver à la hauteur de mon souvenir, j’ai longtemps repoussé le moment de le relire. C’est finalement une lecture commune organisée par mimi-lit sur Livrradict qui m’a convaincue de tourner la première page !

Après avoir passé le prologue, qui me semblait entrer beaucoup trop en détail dans l’intrigue (mais que je relirai a posteriori avec plaisir pour aller plus loin dans ma lecture), j’ai très rapidement réussi à m’immerger dans l’ambiance du livre.

Ce récit, qui raconte l’histoire de deux riches familles, les Linton et les Earnshaw, est amené de manière originale, puisqu’il se fait par l’intermédiaire du souvenir de Mrs Dean, femme de charge au service des deux familles depuis des décennies. Il constitue une véritable saga familiale, mêlant amour, passion et vengeance. Le style d’Emily Brontë est assez incroyable. Il est à la fois recherché, littéraire, et totalement accessible. Les mots sont tellement justes qu’ils permettent, sans aucune difficulté, de se plonger dans l’époque et les lieux si particuliers de cette histoire, et de vivre pleinement avec les personnages leurs malheurs.

Car ce récit est avant celui de la déchéance de ces deux familles, orchestrée par Heathcliff. Orphelin recueilli et aimé par Mr Earnshaw, ce personnage sombre conserve une grande part de mystère. Il incarne certes le « démon » dans cette histoire, mais je n’ai pu m’empêcher de l’apprécier et de le prendre en pitié certaines fois, face aux épreuves que la vie lui avait réservé. J’ai également été touchée par le jeune Hareton, dont la bonne nature n’a jamais disparu malgré l’éducation qu’il a pu recevoir.

Cette lecture est donc finalement, pour la deuxième fois, un énorme coup de coeur. Il n’y a rien que je n’ai pas aimé, et j’avais hâte chaque jour de me replonger dans ce livre, tout en redoutant le moment où il se terminerait et où je devrais passer à autre chose. Je ne pensais pas qu’un livre se déroulant en des temps aussi éloignés, avec des moeurs si différentes des nôtres, pourrait me faire vibrer à ce point.

Les avis des autres Livvradicitiens ici : platinegirl, Hidile, mimi-lit , vengi

Ca* – Stephen King

Publié: juillet 22, 2011 dans Coups de coeur, Horreur

Résumé

Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent : des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent.

Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abadonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur.

Ils croiront être parvenus à anéantire le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ca » qui, lui aussi, peut avoir peur…

Mon avis

J’ai lu ce livre grâce à une lecture commune organisée par Babynoux sur Livraddict. Cela m’a permis de prendre le temps de lire mon tout premier Stephen King.

La lecture commune est repoussée au mois prochain, mais puisque j’ai acheté le tome 2 et que j’attends impatiemment de pouvoir le commencer, j’ai préféré publier cette chronique maintenant. D’après les premiers échos que j’ai pu lire, ce livre est loin d’avoir fait l’unanimité, et je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas accrocher, même si je l’ai littéralement dévoré.

J’ai trouvé que la narration extérieure apportait beaucoup au livre, car elle permet d’aller d’un personnage à l’autre, du passé au présent et vice-versa, et on a donc une vision d’ensemble de l’intrigue.

On commence par assister aux événements sanglants qui ont eu lieu à Derry, mais ils ne sont pas présentés comme des anecdotes : l’auteur prend son temps et raconte avec force de détails les événements, chacun constituant une véritable histoire. Ce style peut certes déranger, car on a l’impression de faire beaucoup de détours, mais j’ai aimé ce souci du détail qui permet de s’immerger complétement dans l’univers du livre.

La présentation des personnages se fait très progressivement, avec de nombreux aller-retour entre le présent et le passé. J’ai d’abord pris ces retours en arrière pour des flash-backs annexes, mais ce sont bien deux histoires qui se déroulent en parallèle. On a ainsi l’impression de connaitre personnellement chacun des protagonistes, de son enfance à sa vie d’adulte. La psychologie de chacun est très développée, même si l’on n’évite pas quelques clichés (la grande gueule du groupe, le maladif, le juif…). On comprend également les liens très particuliers qui unissent ces personnages, et la manière dont il se sont créés.

Je me souviens avoir remarqué que je ne me mélangeais pas les prénoms entre eux, je savais qui était qui, avec quels traits de caractère et quelle histoire.

On découvre ainsi peu à peu comment ces enfants ce sont retrouvés confrontés à Ca, et comment la promesse faite des années auparavant les ramène sur les lieux de leur enfance, théâtre de toutes leurs peurs, finir ce qu’ils avaient commencé.

Côté ambiance, c’est la première fois que j’ai la frousse en lisant un livre. C’est difficile à expliquer, mais j’ai trouvé que l’écriture de Stephen King permettait de créer une atmosphère particulièrement angoissante, dans laquelle je me suis totalement plongée. Même la lenteur de l’intrigue, qui se met en place petit à petit, contribue à créer cette ambiance si particulière.

Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas loin d’être un coup de coeur pour moi (attendons le deuxième tome pour s’en assurer…), et je suis ravie d’avoir découvert Stephen King de cette manière. Je pense l’avoir lu au bon moment, c’est-à-dire lorsque j’avais du temps, et n’étant absolument pas pressée, j’ai pu prendre mon temps pour m’immerger dans le livre sans jamais trouver ça long.

Mon seul regret ? Ma WishList vient de prendre un sacré coup 😡 …

N’hésitez pas à découvrir les avis des autres participants de cette lecture commune : reveline, Aurélie.

Résumé

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.

Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arêne : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Mon avis

Il faut bien avouer que sans les conseils avisés et répétés des livraddictiens, je n’aurais probablement jamais ouvert ce livre… et pour cela je les remercie grandement ! Comme le livre n’existe qu’en grand format, je me suis résolue à l’emprunter à la bibliothèque, et après deux semaines d’attente, j’ai enfin pu m’y attaquer.

Je pensais, à tort, que c’était un livre « jeunesse », et j’avais un peu peur de ne pas arriver à me plonger dans l’histoire. Pourtant, dès les premières pages, je me suis retrouvée happée dans le District Douze où vit Katniss. La mise en place de l’action est progressive mais relativement rapide, si bien qu’on comprend rapidement de quoi il retourne.

On ne peut être que touchée par cette jeune fille, qui a apprit à survivre par ses propres moyens dans un contexte particulièrement difficile. Le concept même des Hunger Games est absolument horrible, et le voyeurisme du Capitole, qui le considère réellement comme un jeu et s’en amuse, est terrifiant. Les participants sont résignés et soumis, acceptant l’autorité suprême des Juges, comme s’il était de leur droit de s’amuser avec eux, trouvant sans cesse de nouveaux pièges, de nouvelles mises en situation permettant d’amuser un peu plus encore le Capitole.

Katniss et Peeta font bien souffler un vent de révolte sur le Jeu, tentant de défier les règles, mais la peur reste dominante. On devine que leurs actions ne seront pas sans conséquences, et cela donne terriblement envie de décourvir le prochain tome (Hunger Games est une trilogie).

Enfin, j’ai trouvé le caractère de Katniss parfaitement dépeint : la vie l’a rendue débrouillarde, et elle analyse avec finesse chaque situation pour faire le meilleur choix possible. Malgré cela, elle ne sait pas toujours décrypter et gérer ses émotions, ce qui permet de ne pas oublier son jeune âge. Peeta est un peu plus « lisse » dans son rôle d’amoureux transi ; le récit étant à la première personne, j’espère que c’est parce que son point de vue n’a pas forcément été développé, et qu’il nous réserve des suprises dans la suite.

N’hésitez pas à aller voir les avis des autres membres de cette Lecture Commune : Malorie57, Aurélie., bublegirl67, Elise, Melisende, Rose, Belledenuit, Bykiss, Mystix, Livraddictgirl, Tousleslivres, Lael, Eden1487, Bykiss, NiThOuxx, samlor, Splash18

Résumé

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.

Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.

Mon avis

Une véritable claque ! J’ai ouvert ce livre un peu par hasard, et je ne véritablement pas à un chef d’œuvre de cet ordre…

L’intrigue est menée de main de maître ; il m’a fallu quelques chapitres pour me rendre compte que j’avas été happée par l’histoire de Daniel et que je pouvais plus m’en libérer. Les mystères se multiplient, et on se prend à chercher avec ardeur la vérité auprès du jeune narrateur, jusqu’à l’apothéose finale, où tout s’emboite enfin tel un jeu de poupées russes. Je n’en dirai pas plus pour ne surtout pas spoiler les futurs lecteurs…

Carlos Luis Zafon mêle avec génie les genres : roman initiatique et historique, mais aussi roman de suspense, le contexte de la guerre civile espagnole est magnifiquement rendu, et m’a permis de découvrir cette partie de l’Histoire et de l’Europe avec une perspective nouvelle.

Enfin, j’ai trouvé l’écriture absolument magnifique ; le style est recherché, mais parfaitement accessible et fluide, et l’ensemble est d’une harmonie incomparable, si bien que l’on est encore plus rapidement transporté au cœur de cette histoire.

C’est vraiment pour moi de la grande Littérature et un énorme coup de cœur que je conseille à tous de découvrir.  

 

Résumé

Roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, ce livre est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Mon avis

J’avais vaguement entendu parler de ce livre, alors lorsque je suis tombée dessus par hasard chez un bouquiniste, je me suis dit « pourquoi pas? ».

Holden, le narrateur de l’histoire, vient d’être renvoyé de son « college », et il s’adresse à nous durant les quelques jours où il erre dans New York, en attendant de trouver le courage d’affronter ses parents.

Le style est très particulier, mais il fait justement le charme du livre. Salinger utilisé un langage parlé : beaucoup d’allocutions, une syntaxe parfois hasardeuse, et un niveau de langue très familier qui peuvent déranger au premier abord. J’avoue que les premières pages m’ont un peu déroutée, mais j’ai finalement beaucoup aimé cette narration et ce style qui permettent de retranscrire avec justesse les sentiments de Holden, propres à l’adolescent qui devient adulte, à ce regard désenchanté sur la vie, la société et les gens, mais l’espoir aussi qu’il existe un « ailleurs » correspondant à ses idéaux. Il essaye par tous les moyens d’échapper à la réalité, repoussant ses limites, mais son errance ne lui apporte pas de solutions.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Holden, sa manière de percevoir le monde qui l’entoure, ainsi que sa sensibilité. Le lien qu’il entretient avec se soeur Phoebé m’a d’ailleurs beaucoup touché.

Enfin, contrairement à d’autres critiques que j’ai pu entendre ou lire, je n’ai pas été déçue par la fin. L’important était cette tranche de vie, ces quelques jours hors du temps passés par Holden, et je n’attendais pas à autre chose.

En bref, un très bon livre à découvrir, un magnifique témoignage dans lequel beaucoup se retrouveront, au moins en partie, bien que le style particulier puisse en décourager plus d’un.

Un petit extrait…

« Les filles c’est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu’elles font quelque chose de chouette, on tombe à moitié amoureux d’elles et alors on sait plus où on est. Les filles. Bordel. Elles peuvent vous rendre dingue. Comme rien. Vraiment. »

Résumé

East Buckingham, non loin de Boston, abrite le quartier des locataires, les Flats et celui de petits propriétaires, le Point. Aux Flats, l’avenir des habitants se résume aux allocations chômage de fin de mois. Au Point, on espère se faire une petite vie tranquille loin des voyous de « Cradeville ». Mais quelquefois, les enfants de ces deux quartiers aiment à se retrouver. C’est le cas de Jimmy Marcus et Dave Boyle des Flats et de Sean Devine de Point. Leurs familles se connaissent car les pères travaillent dans la même entreprise de chocolat… même si le père de Sean est contremaître et celui de Jimmy, simple ouvrier.

Un samedi de 1975, alors que les trois gamins se bagarrent dans la rue, deux prétendus policiers descendent de voiture, les sermonnent et se proposent de raccompagner le petit Dave chez lui. L’enfant ne réapparaît que quatre jours plus tard. Tous comprennent et se taisent. Dave, qui a subi le pire, se réfugie lui aussi dans le silence et la culpabilité. Vingt-cinq ans plus tard, l’assassinat de Katie, la fille de Jimmy Marcus, portera en écho le sceau de cet événement tragique et indicible.

Mon avis

C’est le deuxième livre de Dennis Lehane que je lis, après Shutter Island il y a quelques mois, que j’avais adoré. J’avais bien pris soin de ne pas voir le film avant ma lecture, afin de ne pas m’auto-spoiler.

Le livre commence en 1975, alors que Sean, Jimmy et Dave sont encore enfants. On est tout de suite plongé dans l’ambiance de ce quartier d’East Buckingham, où la fracture sociale semble plus importante que n’importe où ailleurs. On comprend tout de suite les difficiles conditions de vie des protagonistes, les rivalités entre quartiers, et on a véritablement l’impression de se trouver avec ces trois enfants dans les rues de Boston. L’enlèvement de Dave, puis son retour quelques jours plus tard, sans un mot sur ce qui lui est arrivé, marque le début de la tragédie qui touchera ces trois individus.

On retrouve East Buckingham une vingtaine d’années plus tard. Sean, Jimmy et Dave ont grandi, et poursuivent leurs vies malgré les aléas, ne se rencontrant que rarement. Jusqu’au jour où la fille de Jimmy, Katie, est retrouvée morte, assassinée. Les circonstances amènent ainsi ces trois personnages à se retrouver à nouveau : Sean, sergent de la police d’Etat, qui enquête sur le meurtre, Jimmy, le père de Katie, et Dave, qui se trouve être l’oncle de Katie. On sent l’ombre du passé planer sur l’enquête que mène Sean, et on observe les diffèrents personnages de l’intrigue se débattre entre le passé et le présent, avec les non-dits, leurs peurs et leurs préjugés.

Comme vous l’avez deviné, j’ai beaucoup aimé ce livre, et en particulier l’atmosphère que l’auteur a réussi à créer, sans trop en faire. Le résultat est un roman noir, poignant de réalisme, où il n’y a pas de bons et de méchants, mais des êtres humains, chacun ayant des doutes, des faiblesses avec lesquels il doit s’arranger. La psychologie des personnages est vraiment mise en avant, et ajoute encore à la qualité de l’ensemble.
Le style de l’auteur est fluide, il y a beaucoup de dialogues, ce qui permet une lecture facile et agréable.
Ma seule petite déception a été de comprendre ce qui était arrivé à Katie bien avant la fin. Mais après tout, ce livre est un polar et un roman noir avant tout, et non un thriller.