Archives de avril, 2013

Druide – Olivier Péru

Publié: avril 16, 2013 dans Divers

DruideRésumé

1123 après le Pacte.
Au nord vivent les hommes du froid et de l’acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d’ombres, d’arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l’oeuvre monstrueuse d’un mal ancien, d’autres usent du drame comme d’un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l’un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l’énigme sanglante qu’il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n’ont pas de réponses.
Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.

Mon avis

Un superbe roman de Fantasy que j’ai eu du mal à lâcher avant la fin.

Pour commencer, la couverture me plaisait énormément, c’est d’ailleurs la principale motivation de mon achat, puisque je n’avais pas entendu parler du livre avant de le croiser chez mon libraire préféré, sans compter que le résumé était très laconique sur mon édition. Mais raison de plus pour m’y plonger, tout ce mystère m’intriguait…

On découvre donc l’univers où se déroule cette épopée par les yeux d’Obrigan, un Druide de l’ordre des Loups, chargé d’enquêter sur le meurtre sauvage de 49 soldats afin d’éviter une guerre entre les deux principales nations de ce monde. La vision des événements par le Druide nous permet d’appréhender au fur et à mesure du récit les particularités de cette caste de la population, leur vocation pour la forêt, mais aussi leur relation avec les hommes. Cette immersion lente permet d’éviter la surdose d’informations.

J’ai beaucoup apprécié le style d’Olivier Péru, à la fois riche et accessible, qui permet de s’immerger totalement dans l’univers qu’il a créé. Quelques longueurs sont à déplorer, mais cela permet aussi de renforcer le suspens, qui reste tout de même l’un des moteurs de l’intrigue…

En bref, une très belle découverte, et j’espère d’autres à venir avec les autres livres de l’auteur.

Geisha – Arthur Golden

Publié: avril 2, 2013 dans Roman


GeishaRésumé

À neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto.
Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.
Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au cœur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Mon avis

Première lecture dans le cadre du Club de Lecture de Lyon organisé via Livraddict, et je dois dire que c’est une bonne surprise !

La couverture m’avait déjà beaucoup attirée (c’est d’ailleurs ce qui avait motivé mon achat), mais je ne m’étais pas encore trouvé le courage de le commencer.

L’histoire débute dans un petit village de pêcheurs au fin fond du Japon, au début de 20e siècle. Nous faisons la rencontre de Chiyo, la narratrice de ce livre, qui vit auprès de ses parents et de sa grande sœur Satsu. Alors que sa mère est mourante, son père décide de vendre ses deux filles à un homme de la ville voisine. Les deux fillettes sont rapidement séparées, et Chiyo devient membre de l’okiya Nitta, pension où sont formées les futures geishas. Elle y côtoie Hatsumomo, l’une des geishas les plus en vue du moment, qu’elle admire pour son élégance mais craint pour sa méchanceté sans égale. Entre espoir et résignation, son parcours sera difficile mais ponctué de rencontres étonnantes qui lui permettront de devenir l’une des geisha les plus convoitées du Japon.

Malgré le thème difficile de cette histoire – deux fillettes d’à peine 10 ans vendues par leur père à un parfait inconnu pour on-ne-sait-trop-quoi – Arthur Golden a réussi à ne pas sombrer dans le pathos, et à nous livrer une image authentique du pays du soleil levant et de ses coutumes si mal connues de la plupart des européens, qui assimilons souvent geisha et prostituée. La vérité est bien sur plus complexe, et le parcours de Chiyo laisse parfois le lecteur perplexe, ne sachant si son statut de geisha « en devenir » est une chance ou un calvaire.

Malgré les difficultés de l’apprentissage et les humiliations, nous découvrons ainsi que les geishas sont expertes dans de nombreux arts, cérémonie du thé,  musique ou encore danse, et respectent un code de conduite et d’honneur très sophistiqué. Il est parfois difficile de ne pas se révolter contre la condition féminine qui transparaît dans le roman ; les femmes sont avant tout un parement, devant divertir ces messieurs fortunés pendant qu’ils se soûlent, activité qui occupe la majorité de leurs soirées.

Arthur Golden a en tous les cas fait un travail de recherche très poussé, je me suis souvent demandé si cette histoire était vraie au cours de ma lecture tant l’histoire semblait réaliste et documentée. L’écriture est tout à la fois très riche, presque poétique, et très accessible, ce qui permet une lecture facile. Seul bémol pour moi, la fin, légèrement téléportée et surtout trop « happy end », qu in’était pour moi pas nécessaire et qui nuit tout de même au souvenir que j’en garderai…