Archives de mai, 2012

Résumé

Le FBI est mis en échec par un psychopathe qui accumule les meurtres dans le seul but de récupérer leur peau. Lorsqu’il enlève la fille d’un sénateur, les fédéraux confient à la jeune Clarice Starling, encore élève stagiaire, l’inquiétante mission d’interroger le Dr Hannibal Lecter, emprisonné à vie pour meurtres et cannibalisme. L’ancien psychiatre, grâce à ses connaissances sur la psychologie des déviants criminels, reste la seule personne à pouvoir mettre le FBI sur la piste du tueur. Lecter accepte de communiquer avec Clarice mais à la condition qu’elle dévoile ses peurs, ses souvenirs d’enfance. En échange, il va peut-être l’aider à retrouver le tueur…

Mon avis

Après la lecture de Dragon Rouge, qui m’avait légèrement déçu, je me suis replongée dans cette sage d’Hannibal Lecter, en espérant trembler un peu plus, et surtout en apprendre plus sur ce mystérieux Docteur. Je dois dire que je reste encore un peu sur ma faim : l’intrigue est bien là, prenante, savamment orchestrée, mais la première partie du livre m’a vraiment semblé longue.

Nous retrouvons Jack Crawford, ainsi que Clarice Starling, que nous avions à peine aperçu dans Dragon Rouge, et qui va se retrouver malgré elle propulsé sur le devant de la scène. Les crimes et détails sanglants sont toujours aussi abominables, et la psychologie des personnages est finement travaillée, tant pour les inspecteurs que pour les autres. On se demande longtemps à quel jeu joue le Dr Lecter, et sa personnalité ambiguë permet de ne pas tomber dans un schéma « gentil vs méchant ». Je ne vais pas aller plus loin pour ne pas spoiler l’intrigue, mais ce deuxième tome m’a sans conteste donné très envie de me tourner vers le troisième, qui s’intéresse (cette fois) vraiment au Dr Lecter et à son histoire. Des nouvelles prochainement…

Résumé

Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d’amour d’un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que  » ça ne pardonne pas  » et parce qu’il n’est  » pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur « . Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son  » trou juif « , elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré  » des peuples à disposer d’eux-mêmes  » qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu’à ce qu’elle meure et même au-delà de la mort.

Mon avis

Ce qui est magique avec ce livre, c’est que dès les premières pages on est conquis par ce petit bonhomme, avec sa manière bien à lui de nous raconter sa vie, pas toujours facile mais toujours avec bonne humeur. On s’attache facilement à lui, tout comme à Madame Rosa, cette maman de substitution pour des générations d’enfants abandonnés qui lutte désespérément contre ses angoisses et les cicatrices que lui a laissées Auschwitz. Momo est touchant par sa naïveté, et son regard « neuf » sur le monde.

Le style peut certes déranger, mais tout comme L’Attrape-Cœurs ou Wam, c’est le genre de livre qui ne laisse pas de marbre, et au-delà de la grammaire hasardeuse ou des expressions mélangées, l’essentiel est là, bien présent, et m’a totalement convaincu.