Archives de août, 2011

Wam – Slimane Kader

Publié: août 22, 2011 dans Partenariat, Roman

Résumé

Les aventures, sur une nuit, d’un jeune de cité venu goûter au miel de « Paname ».
Un premier roman à se tordre de rire.

Wam et ses copains de la « cité des artistes » ont un emploi du temps immuable : lever à 16 heures puis occupation du hall BC jusqu’à la tombée de la nuit. Un soir, accablés par l’ennui, ils décident d’une virée sur Paname… Le début d’une nuit de folie… Happé dans un tourbillon de vie et d’embrouilles, Wam se retrouve au milieu d’une crise de couple, se tape la cloche à l’oeil dans une brasserie, festoie dans un Donald avec un caïd du 93, pousse la chansonnette dans un loft de bobos, devient mascotte d’une soirée mondaine, transforme un camion poubelle en taxi, etc.

Sur le modèle de After Hours de Martin Scorcese – une nuit, une grande ville, une succession d’aventures -, ce premier roman enchaîne blagues et rebondissements à un rythme trépidant et nous fait découvrir un Paris inédit : voici la ville lumière telle qu’elle brille dans le regard d’un enfant des cités. Voici comment toute ville fait fantasmer ceux qui vivent à ses marges.

Mon avis

Tout d’abord un grand merci à Livraddict et aux Editions Robert Laffont / NIL pour m’avoir permis de participer à ce partenariat.
Une chose est certaine, cette lecture ne m’a pas laissée de marbre !

Je dois avouer que j’ai commencé par être un peu énervée par le style de l’auteur. Il faut savoir que le livre est écrit dans un langage « parlé » : des mots en « verlan », de l’argot pas toujours facile à décortiquer, une syntaxe un peu hasardeuse… Ce qui m’a le plus gêné a été les « … » à la fin de chaque phrase, tout au long des 168 pages du livre. Le reste est un style d’écriture, qu’on aime ou qu’on aime pas, et qui ne m’a finalement pas posé de problème après un petit temps d’adaptation, mais ces points de suspension partout ont vraiment pesé sur ma lecture.

Le narrateur de cette histoire est Wam, jeune adulte vivant dans la Cité des Artistes en banlieue parisienne. J’ai aimé la manière dont il nous dépeint son quartier, ses copains d’enfance et ses plans galères, avec un mélange de sérieux et d’auto-dérision, sans jamais s’apitoyer sur son sort.

Assez rapidement, l’un de ses amis lui propose une virée nocturne à Paris, qu’il accepte pour tromper son ennui. Le voilà donc seul, livré à lui-même dans la capitale, contraint de trouver de quoi s’occuper. On découvre alors, au fil de ses déboires, un caïd au cœur tendre, bien loin des stéréotypes derrière son allure de gosse des quartiers.

C’est un livre qui se lit assez rapidement, le rythme étant soutenu et sans temps morts, et bien que la fin m’ait légèrement déçue, je garde un bon souvenir de cette lecture, qui n’est pas sans rappeler L’attrape-cœurs de Salinger, qui est d’ailleurs cité au début du livre (ce qui m’a sans doute aidé à faire ce rapprochement, d’autant plus que je l’ai lu il y a quelques semaines seulement).

La Quête d’Ewilan – Pierre Bottero

Publié: août 19, 2011 dans Fantasy

Résumé

La vie de Camille bascule quand elle pénètre dans l’univers de Gwendalavir où des créatures menaçantes la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Elle est l’héritière d’un don fabuleux qui peut s’avérer décisif dans la lutte de son peuple pour reconquérir sa liberté. Aidée de Salim et de nouveaux compagnons qui ont pour noms Edwin et Ellana, Ewilan affermit son Don et part à la recherche de ses parents, captifs d’Elea Ril’ Morienval…

Mon avis général

Depuis ma découverte de Hunger Games, j’avais prévu de jeter un coup d’œil sur les rayons jeunesse. Voilà donc ma première trouvaille.

Chacun des trois livres est relativement court, et se lit très facilement. Les personnages sont tout de suite attachants, et l’humour est omniprésent. Certes, ce n’est pas de la grande fantasy, et les personnages manquent parfois de profondeur, mais l’ensemble est très efficace et agréable à lire. On découvre avec plaisir le monde de Gwendalavir, et on a hâte de s’y replonger dès la fin de chaque tome. Je lirai d’ailleurs prochainement les autres trilogies de Pierre Bottero, notamment Les Mondes d’Ewilan et la trilogie d’Ellana dont j’ai déjà entendu le plus grand bien.

Mon avis : Tome 1 – D’un monde à l’autre

C’est sans conteste le plus enfantin des trois. Pierre Bottero nous plante le décor, qui prend pied dans notre monde : deux adolescents, délaissés par leurs familles, qui découvrent pouvoir aller dans un autre monde, Gwendalavir, où la guerre fait rage. On découvre alors que Camille semble dotée d’étranges pouvoirs ,qui lui permettraient d’inverser le cours du conflit…
Leurs compagnons de route recèlent tous leur part de mystère, et on attend avec impatience d’en apprendre plus sur eux et sur le passé de Camille.

Mon avis : Tome 2 – Les frontières de Glace

Après avoir rencontré Akiro, Ewilan comprend maintenant que son rôle est de réveiller les figer pour inverser le cours de la guerre qui ravage Gwendalavir. Malgré les dangers et les menaces Ts’liches, tous partent en direction des Frontières de Glace, périple qui ne sera pas sans encombres. On retrouve avec plaisir tous nos compagnons, et même quelques nouveaux tout aussi intéressants… Ce deuxième tome, qui est beaucoup moins enfantin que le premier, m’a beaucoup plus, bien que le dénouement m’ait semblé un tout petit peu rapide.

Mon avis : Tome 3 – L’île du Destin

Après avoir libéré les Figés, et parmi eux la traitresse Elea Ril’ Morienval, Ewilan sait qu’il lui reste une tâche à accomplir : retrouver et libérer ses parents. Alors que le verrou Ts’liches a disparu, lui laissant libre accès à l’Imagination, ses compagnons et elle reprennent la route. Ce livre est l’occasion de mieux découvrir chacun des personnages, et de lever le mystère sur l’enfance d’Ewilan et les conditions de son adoption. L’ambiance est un peu « conte de fées », mais la magie opère et on se laisse transporter avec plaisir. J’ai notamment aimé la référence aux légendes arthuriennes, que je connais mal mais que j’ai maintenant envie de découvrir…

Les Rivières Pourpres – JC Grangé

Publié: août 18, 2011 dans Polar

Résumé

Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l’Isère, pour élucider un meurtre atroce : un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position foetale. Qui est l’auteur de cette mise en scène macabre ?

Parallèlement, dans sa commune du Lot, le jeune lieutenant Karim Abdouf a de quoi s’occuper : l’école primaire a été visitée et le tombeau d’un enfant profané. Au départ bien distinctes et à des lieux l’une de l’autre, les deux enquêtes vont se recouper étrangement pour n’en faire qu’une, à la trame aussi hallucinante que terrifiante.

Mon avis

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Jean-Christophe Grangé, l’un des rares auteurs français enchaînant le thriller à succès. Les rivières pourpres faisant partie de mon Baby Challenge Thriller, et après avoir lu l’avis enthousiaste de Petit_speculoos, j’ai fini par me décider.

Les premières pages m’ont un peu dérouté, je me suis dit que j’allais avoir du mal à rentrer dedans, et finalement tout s’est passé en douceur… On rentre finalement assez rapidement dans le vif du sujet, et on a vraiment la sensation de suivre l’enquête pas à pas : la découverte d’un corps, les premiers interrogatoires, les pistes multiples et parfois sans issues… Pour autant, je n’ai pas eu l’impression que l’histoire stagnait, ou que l’auteur comblait les trous pour arriver au dénouement. L’alternance entre deux enquêtes, et deux personnages aux personnalités et aux méthodes diffèrentes m’a beaucoup plu, d’autant plus que cela permet d’entretenir intelligement le suspens.

J’ai aimé les deux personnages principaux de cette histoire, le commissaire Pierre Niémans et le lieutenant Karim Abdouf, qui ne correspondent pas à l’image traditionnelle que l’on se fait du « flic ».

Enfin, seul léger bémol, je ne l’ai absolument pas trouvé « terrifiant » ou « macabre » comme je m’y attendais. Quelques détails font froid dans le dos, mais rien d’horrifiant comparé à mon maître en la matière, Maxime Chattam. Cela n’entache pourtant pas la qualité du livre, et de son dénouement !

Baby Challenge Jeunesse

Publié: août 5, 2011 dans Challenge Lecture
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Score actuel : 4/20  

Médaille d’or : 20/20
Médaille d’argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20

Après ma découverte de la trilogie Hunger Games, j’ai décidé de m’intéresser de plus près aux livres « Jeunesse », et je me suis donc inscrite au Baby Challenge Jeunesse organisé par Livraddict.

Pour rappel, le site Livraddict propose cette année des baby-challenge par genre : l’objectif est de lire un maximum de titres sur les 20 soigneusement choisis, avant le 31 décembre 2011.

Voici la liste des titres choisis :

  1. Le Pacte des Marchombres, tome 1 : Ellana de Pierre Bottero
  2. Fablehaven, tome 1 : Le Sanctuaire Secret de Brandon Mull
  3. A la croisée des mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord de Philip Pullman
  4. La potion magique de Georges Bouillon de Roald Dahl
  5. Deux cierges pour le diable de Laura Gallego Garcia
  6. Les Mondes d’Ewilan, tome 1 : La forêt des captifs de Pierre Bottero
  7. Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling
  8. Journal d’un chat assassin de Anne Fine
  9. Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du Rossignol de Lian Hearn
  10. Sacrées sorcières de Roald Dahl
  11. La Quête d’Ewilan, tome 1 : D’un monde à l’autre de Pierre Bottero
  12. Artemis Fowl, tome 1 de Eoin Colfer
  13. La sorcière de la rue Mouffetard, et autres contes de la rue Broca de Pierre Gripari
  14. Entre chiens et loups, tome 1 de Malorie Blackman
  15. Le Bon Gros Géant de Roald Dahl
  16. Le Passeur de Lois Lowry
  17. Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl
  18. Les yeux du dragon de Stephen King
  19. Peter Pan de James Matthew Barrie
  20. Le Livre des Étoiles, tome 1 de Erik L’Homme

 4 lectures pour l’instant à mon actif, mais beaucoup de livres donc j’ai entendu parler !

Résumé

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis

Contrairement au premier tome, qui se suffisait presque à lui-même, le deuxième se terminait en queue de poisson et ne laissait pas beaucoup d’espoir au lecteur d’échapper au troisième et dernier tome de cette trilogie.

Attention aux spoilers sur les deux premiers tomes dans ce qui va suivre !

On retrouver Katniss peu de temps après la destruction de l’arêne et sa fuite, organisée par les rebelles. Alors qu’elle récupère lentement de ses blessures, tant physiques que psychologiques, elle doit apprendre à vivre dans un nouvel environnement bien diffèrent de ce qu’elle a connu jusqu’alors : le District Treize, devenu le centre de rébellion. Pourtant le temps presse, car elle doit parvenir à incarner le geai moqueur, le symbole de la rébellion qui permettra de rallier les Districts à sa cause, et de renverser ainsi le Capitole et le Président Snow.

Tout n’est pas si simple, car Katniss n’est plus la jeune fille intrépide qui a pris la place de sa sœur aux Hunger Games. Blessée, manipulée par tous et placée malgré elle au cœur d’un conflit qui la dépasse, saura-t-elle démêler le vrai du faux et parvenir à ses fins ?

Ce tome est très diffèrent des deux premiers. La tension des Hunger Games laisse la place à une réflexion plus poussée sur la guerre que mènent les rebelles contre le Capitole. Katniss n’est plus livrée à elle-même, et ne décide donc plus de l’orientation des événements ; elle n’est plus dans l’arène mais elle reste plus que jamais un pion dans le jeu des rebelles, mais un pion conscient de sa situation et bien décidé à ne pas se laisser faire. Son affaiblissement physique est très marqué, et ses blessures à répétition ralentissent fortement le rythme de l’intrigue, donnant presque l’impression que l’auteur s’acharne sur son personnage.

Les personnages secondaires sont beaucoup plus présents, et on se plaît à découvrir le caractère de personnes qui n’étaient jusqu’ici que des figurants. Je n’ai finalement pas été convaincue par Peeta, mais je ne dirai rien de plus sur le sujet pour vous laisser le plaisir de découvrir…

Enfin, j’ai beaucoup aimé les scènes de guérillas urbaines. C’est la première fois, il me semble, que je lis ce genre de scène (étant plutôt habituée aux batailles épiques de fantasy, où les héros manient épées et boucliers), et j’ai trouvé que Suzanne Collins écrivait cela avec merveille. Un seul petit bémol : la fin arrive un peu trop brutalement, je veux dire par là qu’on ne comprend pas tout de suite que ça y est, tout est fini. La tension était forte dès le départ, si bien qu’il n’y a pas vraiment eu de montée en puissance.

C’est une trilogie qui m’aura en tout cas beaucoup marquée, et que je vais m’empresser de faire découvrir autour de moi. Je suis vraiment heureuse d’avoir fait cette lecture avant la sortie des films et de tout le tapage médiatique qui s’en suivra, car je serai irrémédiablement passée à côté de cette superbe œuvre. Enfin, cela m’a prouvé qu’un livre référencé « jeunesse » pouvait aussi être destiné à un public adulte, et j’ai donc découvert des trésors enfouis dans ses rayons que j’évitais jusqu’alors…a

Bilbo le Hobbit – JRR Tolkien

Publié: août 1, 2011 dans Fantasy

Résumé

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d’un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n’ont qu’une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.

Mon avis

A force d’entendre parler de l’univers de Tolkien, mais n’ayant pas le courage (ni le temps en fait), de me replonger dans la gigantesque saga du Seigneur des Anneaux, j’ai eu envie de redécouvrir Bilbo Le Hobbit. C’est un livre que j’ai lu lorsque j’étais toute jeune, et dont je ne gardai pas beaucoup de souvenir, ce qui m’a permis de suivre l’histoire d’un œil presque neuf.

Contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas vraiment un coup de cœur, et mon avis est plutôt mitigé. Je n’ai pas trouvé la lecture désagréable, mais j’ai souvent eu le sentiment de lutter pour avancer. Le système de narration un peu particulier, avec un narrateur extérieur qui nous raconte le déroulement des événements d’une manière légèrement détachée m’a semble-t-il gêné pour m’immerger complètement dans l’histoire, et vibrer aux rythmes des mésaventures de Biblo et de ses compagnons nains. Je voyais moi aussi toute cette histoire de très loin, et je ne me sentais pas vraiment concernée par ce qu’il s’y passait, sinon à titre informatif.

J’exagère un peu le trait bien sûr, peut-être que ce n’était pas le bon moment pour moi pour cette lecture, pour laquelle j’ai tout de même mis presque une semaine !  Le côté jeunesse m’a également déstabilisé, en particulier au niveau de la construction des personnages dont la psychologie n’est pas très « fouillée ».

En bref, une légère déception, même si j’étais ravie de retrouver les Terres du Milieu, ce livre est vraiment un préambule que je ne pense pas relire de sitôt, et je m’attaquerai avec, j’espère, plus de plaisirs, au Silmarillion et aux Contes et Légendes Inachevées.