Nos étoiles contraires – John Green

Publié: janvier 4, 2015 dans Divers

Nos-étoiles-contraires-de-John-Green-couvertureRésumé

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis

J’avais lu beaucoup de bonnes critiques sur ce livre (et cet auteur d’ailleurs), et la sortie du film m’a poussé à l’ouvrir pour en savoir plus.

A bien y réfléchir, je ne suis pas habituée à lire sur ce thème des enfants malades, et je craignais un peu l’excès de bon sentiments, le côté dégoulinant qui doit faire pleurer mais auquel je suis plutôt insensible – esprit de contradiction quand tu nous tiens. J’ai été de ce côté agréablement surprise. Certes la maladie des deux adolescents fait partie de leur vie, mais c’est sur leur relation et leurs personnalités que se construit toute l’histoire. Bien sûr ce livre est triste, mais j’en retiendrais surtout son côté poétique, et la foule de sentiments par lesquels John Green parvient à nous faire passer, défiant toute logique.

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Druide – Olivier Péru

Publié: avril 16, 2013 dans Divers

DruideRésumé

1123 après le Pacte.
Au nord vivent les hommes du froid et de l’acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d’ombres, d’arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l’oeuvre monstrueuse d’un mal ancien, d’autres usent du drame comme d’un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l’un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l’énigme sanglante qu’il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n’ont pas de réponses.
Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.

Mon avis

Un superbe roman de Fantasy que j’ai eu du mal à lâcher avant la fin.

Pour commencer, la couverture me plaisait énormément, c’est d’ailleurs la principale motivation de mon achat, puisque je n’avais pas entendu parler du livre avant de le croiser chez mon libraire préféré, sans compter que le résumé était très laconique sur mon édition. Mais raison de plus pour m’y plonger, tout ce mystère m’intriguait…

On découvre donc l’univers où se déroule cette épopée par les yeux d’Obrigan, un Druide de l’ordre des Loups, chargé d’enquêter sur le meurtre sauvage de 49 soldats afin d’éviter une guerre entre les deux principales nations de ce monde. La vision des événements par le Druide nous permet d’appréhender au fur et à mesure du récit les particularités de cette caste de la population, leur vocation pour la forêt, mais aussi leur relation avec les hommes. Cette immersion lente permet d’éviter la surdose d’informations.

J’ai beaucoup apprécié le style d’Olivier Péru, à la fois riche et accessible, qui permet de s’immerger totalement dans l’univers qu’il a créé. Quelques longueurs sont à déplorer, mais cela permet aussi de renforcer le suspens, qui reste tout de même l’un des moteurs de l’intrigue…

En bref, une très belle découverte, et j’espère d’autres à venir avec les autres livres de l’auteur.

Geisha – Arthur Golden

Publié: avril 2, 2013 dans Roman


GeishaRésumé

À neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto.
Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.
Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au cœur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Mon avis

Première lecture dans le cadre du Club de Lecture de Lyon organisé via Livraddict, et je dois dire que c’est une bonne surprise !

La couverture m’avait déjà beaucoup attirée (c’est d’ailleurs ce qui avait motivé mon achat), mais je ne m’étais pas encore trouvé le courage de le commencer.

L’histoire débute dans un petit village de pêcheurs au fin fond du Japon, au début de 20e siècle. Nous faisons la rencontre de Chiyo, la narratrice de ce livre, qui vit auprès de ses parents et de sa grande sœur Satsu. Alors que sa mère est mourante, son père décide de vendre ses deux filles à un homme de la ville voisine. Les deux fillettes sont rapidement séparées, et Chiyo devient membre de l’okiya Nitta, pension où sont formées les futures geishas. Elle y côtoie Hatsumomo, l’une des geishas les plus en vue du moment, qu’elle admire pour son élégance mais craint pour sa méchanceté sans égale. Entre espoir et résignation, son parcours sera difficile mais ponctué de rencontres étonnantes qui lui permettront de devenir l’une des geisha les plus convoitées du Japon.

Malgré le thème difficile de cette histoire – deux fillettes d’à peine 10 ans vendues par leur père à un parfait inconnu pour on-ne-sait-trop-quoi – Arthur Golden a réussi à ne pas sombrer dans le pathos, et à nous livrer une image authentique du pays du soleil levant et de ses coutumes si mal connues de la plupart des européens, qui assimilons souvent geisha et prostituée. La vérité est bien sur plus complexe, et le parcours de Chiyo laisse parfois le lecteur perplexe, ne sachant si son statut de geisha « en devenir » est une chance ou un calvaire.

Malgré les difficultés de l’apprentissage et les humiliations, nous découvrons ainsi que les geishas sont expertes dans de nombreux arts, cérémonie du thé,  musique ou encore danse, et respectent un code de conduite et d’honneur très sophistiqué. Il est parfois difficile de ne pas se révolter contre la condition féminine qui transparaît dans le roman ; les femmes sont avant tout un parement, devant divertir ces messieurs fortunés pendant qu’ils se soûlent, activité qui occupe la majorité de leurs soirées.

Arthur Golden a en tous les cas fait un travail de recherche très poussé, je me suis souvent demandé si cette histoire était vraie au cours de ma lecture tant l’histoire semblait réaliste et documentée. L’écriture est tout à la fois très riche, presque poétique, et très accessible, ce qui permet une lecture facile. Seul bémol pour moi, la fin, légèrement téléportée et surtout trop « happy end », qu in’était pour moi pas nécessaire et qui nuit tout de même au souvenir que j’en garderai…

Le royaume de Tobin – Lynn Flewelling

Publié: mars 28, 2013 dans Divers
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Le royaume de tobinRésumé

Selon une ancienne prophétie, le royaume de Skala connaîtra la paix et la prospérité aussi longtemps qu’une Reine guerrière en occupera le trône. Mais l’usurpateur compte bien y mettre un terme, en éliminant toutes les prétendantes à la couronne. Pour protéger Tobin, l’ultime héritière d’une longue lignée de souveraines, une sorcière use d’une magie ancienne et interdite pour la transformer en garçon… Mais à quel coût !

Mon avis

Ce tome est le premier de la trilogie du Royaume de Tobin, réédité il y a quelques temps par les éditions J’ai Lu selon le découpage original.

L’histoire prend place dans le royaume de Skala, sous le règne de l’usurpateur Erius. Malgré la prophétie, assurant à Skala la prospérité tant qu’une reine dirige le royaume, ce dernier s’est accaparé le pouvoir, et élimine toute prétendante potentielle au trône. C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance de Iya, magicienne de son état, et d’Arkoniel son apprenti. Conscients de l’importance de la prophétie pour l’avenir du royaume, ils mettent en place un stratagème permettant d’épargner la vie de l’enfant à naître de la princesse Ariani. Enceinte de jumeaux, la vie du garçon est sacrifiée afin de pouvoir dissimuler le sexe de sa jumelle en lui faisant prendre son apparence, grâce à la magie d’une sorcière des montagnes. C’est ainsi que le jeune Tobin, sous les traits d’un garçon, échappe à une mort certaine.

Le sacrifice de la vie de son jumeau n’est pourtant pas sans conséquences, et le jeune Tobin, ignorant tout de ces intrigues, est élevé loin de la capitale et de la cour, isolé, entre un père trop distant, une mère meurtrie par le sacrifice de son fils et sombrant peu à peu dans la folie, et le fantôme de son frère jumeau.

Alors que la situation du royaume se dégrade, la guerre, la famine et la maladie frappant durement son peuple, le jeune garçon doit grandir, jusqu’au jour où il sera prêt à assumer sa véritable identité, et à revendiquer le trône, pour l’avenir et la survie de Skala.

Se plonger dans une nouvelle fresque de Fantasy est toujours pour ma part une étape un peu délicate ; je tourne souvent quelques temps autour du premier tome, me demandant si j’aurais la possibilité de me procurer la suite, si la saga sera aussi passionnante que les autres, si elle ne se finira pas en cul-de-sac… Bref beaucoup d’interrogations avant de me lancer, qui s’expliquent sûrement par le plaisir que j’ai à me retrouver totalement absorbée par ces fresques sans possibilités de m’en détacher.

Je dois avouer que j’ai mis du temps à apprécier ce premier tome. Peut-être un peu de fatigue le jour où je l’ai commencé, mais j’ai eu beaucoup de mal à différencier les personnages, à comprendre le rôle de chacun, et à comprendre le contexte. Je dois également préciser que je n’avais pas lu de résumé avant de commencer, ce qui ne m’a pas franchement aidé… Je relativise tout de même, cette phase a été relativement courte, et dès que nous retrouvons Tobin âgé de quelques années et ignorant tout des mystères entourant sa naissance, j’ai commencé à vraiment apprécier ma lecture ; ouf ce n’était qu’un faux départ ! Et plus l’histoire avance, plus on se demande comment le jeune garçon sera introduit à la cours, et pourrait finalement un jour dévoiler sa véritable identité, alors même qu’il n’est pas au courant du stratagème.

La rencontre avec Ki, son écuyer mais avant tout son compagnon de jeu, et son intégration au sein des Compagnons Royaux, formés au combat dans le but d’assurer la protection du futur roi, Korin, fils d’Erius, et cousin de Tobin, font inexorablement monter la tension du lecteur ; c’est un peu le moment où l’on se rend compte que ça y est, on est vraiment piégé, et qu’il ne nous reste plus qu’à dévorer ce qu’il reste de la trilogie pour essayer de se libérer. Bref, les joies de la fantasy 🙂

Robe de mariéRésumé

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

Mon avis

WAAAA. Je pourrais presque m’en tenir là, mais soyons sympa, je vais développer un peu 🙂

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis une petite éternité après avoir fait quelques emplettes sur un marché aux livres, j’en avais vaguement entendu parler, je me suis dit qu’il était toujours intéressant de l’avoir sous la main au cas où.

16h34, première page.

20h, après plusieurs tentatives ratées pour poser le livre et vaquer à mes occupations habituelles, j’ai finalement craqué et ai dévoré ce qu’il restait du pauvre objet entre mes mains.

Cela faisait une éternité que je n’avais pas été captivée par un livre de cette manière. Certes il n’est pas très long, plutôt facile à lire, mais il est surtout très prenant, et ce jusqu’aux toutes dernières pages.

L’intrigue est au début très confuse, à l’image de Sophie, cette jeune femme dont nous suivons l’histoire, baby-sitter dans une famille bourgeoise. Tout se met en place assez rapidement, mais de retournements de situation en découvertes, le lecteur ne sait finalement jamais très bien s’il est au bout de ses surprises ou non. Entre réalité et apparence, Pierre Lemaitre nous impose un rythme sans temps morts et s’amuse à bousculer les certitudes que le lecteur pensait avoir acquises.

Un dernier conseil, évitez de lire les résumés des différentes éditions, qui en dévoilent malheureusement trop et pourrait gâcher votre plaisir…

Résumé

Le FBI est mis en échec par un psychopathe qui accumule les meurtres dans le seul but de récupérer leur peau. Lorsqu’il enlève la fille d’un sénateur, les fédéraux confient à la jeune Clarice Starling, encore élève stagiaire, l’inquiétante mission d’interroger le Dr Hannibal Lecter, emprisonné à vie pour meurtres et cannibalisme. L’ancien psychiatre, grâce à ses connaissances sur la psychologie des déviants criminels, reste la seule personne à pouvoir mettre le FBI sur la piste du tueur. Lecter accepte de communiquer avec Clarice mais à la condition qu’elle dévoile ses peurs, ses souvenirs d’enfance. En échange, il va peut-être l’aider à retrouver le tueur…

Mon avis

Après la lecture de Dragon Rouge, qui m’avait légèrement déçu, je me suis replongée dans cette sage d’Hannibal Lecter, en espérant trembler un peu plus, et surtout en apprendre plus sur ce mystérieux Docteur. Je dois dire que je reste encore un peu sur ma faim : l’intrigue est bien là, prenante, savamment orchestrée, mais la première partie du livre m’a vraiment semblé longue.

Nous retrouvons Jack Crawford, ainsi que Clarice Starling, que nous avions à peine aperçu dans Dragon Rouge, et qui va se retrouver malgré elle propulsé sur le devant de la scène. Les crimes et détails sanglants sont toujours aussi abominables, et la psychologie des personnages est finement travaillée, tant pour les inspecteurs que pour les autres. On se demande longtemps à quel jeu joue le Dr Lecter, et sa personnalité ambiguë permet de ne pas tomber dans un schéma « gentil vs méchant ». Je ne vais pas aller plus loin pour ne pas spoiler l’intrigue, mais ce deuxième tome m’a sans conteste donné très envie de me tourner vers le troisième, qui s’intéresse (cette fois) vraiment au Dr Lecter et à son histoire. Des nouvelles prochainement…

Résumé

Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d’amour d’un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que  » ça ne pardonne pas  » et parce qu’il n’est  » pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur « . Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son  » trou juif « , elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré  » des peuples à disposer d’eux-mêmes  » qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu’à ce qu’elle meure et même au-delà de la mort.

Mon avis

Ce qui est magique avec ce livre, c’est que dès les premières pages on est conquis par ce petit bonhomme, avec sa manière bien à lui de nous raconter sa vie, pas toujours facile mais toujours avec bonne humeur. On s’attache facilement à lui, tout comme à Madame Rosa, cette maman de substitution pour des générations d’enfants abandonnés qui lutte désespérément contre ses angoisses et les cicatrices que lui a laissées Auschwitz. Momo est touchant par sa naïveté, et son regard « neuf » sur le monde.

Le style peut certes déranger, mais tout comme L’Attrape-Cœurs ou Wam, c’est le genre de livre qui ne laisse pas de marbre, et au-delà de la grammaire hasardeuse ou des expressions mélangées, l’essentiel est là, bien présent, et m’a totalement convaincu.